Le tableau de Guardi et la famille Hamelin

Jean-Baptiste Hamelin est né le 21 Prairial de l’an 7 (9 juin 1799) de la 1ère République, de François-Guillaume Hamelin, marchand de fer domicilié au Petit Andely, et de Clotilde Mutel son épouse. Entre 1827 et 1829, Jean-Baptiste Hamelin crée son entreprise de filature de la soie aux Andelys, vite prospère. Jean-Baptiste confie la direction du groupe à son fils Armand . Les archives de Paris possèdent l’acte de naissance d’un certain Pierre Ambroise Hamelin (29 vendémiaire de l’an 9, 21 octobre 1799). Il est plus jeune que Jean-Baptiste et Pierre Ambroise se destinera à la prêtrise. Il est le fils de Pierre Hamelin, quincaillier et de Angélique Rosalie Bergeron (mariage célébré à Paris dans le 9ème arrondissement). Le premier témoin à la naissance du nouveau- né , Pierre Toussaint Abraham Hamelin corroyeur aux Andelys, prouve que les Hamelin des Andelys et ceux de Paris sont parents. Le futur abbé Hamelin naquit à l’angle de la rue Barillerie et de la place du Palais de Justice. Il sera baptisé à la Sainte-Chapelle. Pierre Ambroise est nommé chanoine honoraire, curé de l’église Sainte-Clotilde dans le 7ème arrondissement en 1857 par Monseigneur Morlot.

Ses parents sont riches. Ils avaient, lors de la vente des couvents à la Révolution, acquis l’Abbaye aux bois afin de préserver l’Ancien monastère. Après le concordat de 1801, ils la remirent entre les mains des autorités religieuses.

En 1837, Pierre Ambroise était vicaire de la paroisse N.D de l’abbaye aux bois, puis il en devint le curé. Il organisa des pèlerinages aux Andelys. Les liens entre l’ancienne Abbaye aux Bois et la paroisse Ste Clotilde sont certains. Dans les locaux de l’ancienne Abbaye devaient se trouver plusieurs tableaux abandonnés. Entre 1837 et 1857, le Guardi, peut-être pas encore reconnu, pouvait circuler. Pierre Ambroise Hamelin devait avoir une belle collection d’œuvres d’art à partager entre différents édifices religieux. Il ne pouvait les utiliser dans son église, car « Sainte-Clotilde » est couverte de fresques intérieurement.

Le curé aimait beaucoup la congrégation des sœurs de Saint Vincent de Paul.

Or, le jeune industriel, Armand, fils de Jean-Baptiste Hamelin, avait besoin de main d’œuvre et conseillé par Pierre Ambroise faisait travailler 200 jeunes orphelines à la Glacière, 20 Bd St Marcel à Paris. Les déplacements devenant trop coûteux, il invita l’orphelinat aux Andelys après y avoir fait construire des bâtiments d’accueil. Les religieuses de la congrégation de St Vincent accompagnèrent les fillettes.

Armand fit édifier une chapelle au sein du terrain où était située la fabrique de la soie. On regroupa divers dons, dont …peut-être…le Guardi et un « Saint Bruno » qui lui faisait pendant (ils étaient placés dans les transepts de la chapelle de part et d’autre du chœur).

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